À propos de moi…

Dominique Deslongchamps est originaire de Black Lake, ville minière d’amiante. C’est là qu’elle a déniché ses premières histoires, terrées entre les roches et les montagnes grises de résidus.

Depuis près de 10 ans, elle fait son chemin entre contes de création, traditions revisitées et menteries bien ficelées. Elle s’intéresse à l’extraordinaire du quotidien et possède le don rare de transformer les petits riens en grandes aventures.  Son énergie de fond nous amène à croire à chaque petite parcelle d’improbable, dans des contrées réinventées à la rencontre de personnages colorés.

Dominique invite le public à regarder et écouter autrement, à glisser dans un monde où se côtoient force, douceur, humour, fougue et intelligence.  Chacun.e peut y retrouver un peu de soi.

Pour les plus curieux…

« Dominique, on ne pleure pas pour ça… »

C’est en essayant de « ne pas pleurer pour ça » que j’ai commencé à créer des histoires.  Déjà dans la rue Ste-Agathe, à Black Lake, où j’ai grandi, j’inventais des scénarios dans lesquels ma famille et tous les voisins jouaient leur rôle.  Les histoires représentaient à ce moment une porte de sortie vers MA réalité.  Je racontais ces histoires à qui voulait bien les entendre et je saisissais, inconsciemment, tout le pouvoir qu’elles avaient.

Enseignante depuis 30 ans maintenant, j’expérimente le fait que les histoires sont de magnifiques portes : des portes de sortie de réalités difficiles, d’émotions vives, et, en même temps, des portes d’entrée en soi, dans sa vibration, dans la relation sincère d’une âme à une autre, dans la connaissance, la réparation, et bien plus!

Tout en douceur, une histoire fait cheminer vers une acceptation de ce qui est, offre une pommade pour le cœur, une promesse d’un monde meilleur.  Une histoire offre un voyage tant en l’autre qu’en soi.  Et le plus beau, c’est que chacun y trouve ce qui lui convient.  Le conteur et les spectateurs créent ensemble le sens de l’histoire.

Dans mes récits de création, je m’intéresse particulièrement à l’héritage intergénérationnel, à ce qui reste du passage et de l’existence de chacun.  Le plus grand plaisir qui m’habite, quand je conte, est celui de la connexion.  J’aime les grandes questions auxquelles il n’y a pas vraiment de réponse.

Très longtemps j’ai eu peur d’oser me présenter devant l’autre pour conter. Manque de confiance,  doute,  timidité ont gardé mon volcan intérieur endormi pendant longtemps.  Mais maintenant que j’ai osé, je ne pourrais plus retourner en arrière!  J’ai soif de cette sensation physique du sens profond, de cette envie de cohérence avec ma propre vibration.